Un livreur Uber Eats (illustration).

Un livreur Uber Eats (illustration). — Richard Gardner/Shutter/SIPA

Le service de livraisons Uber Eats a annoncé ce lundi qu’il cesserait son activité le 4 juin en République Tchèque, Egypte, au Honduras, en Roumanie, Arabie Saoudite, Ukraine et Uruguay. Uber poursuivra toutefois dans ses pays son activité de transport de personnes avec chauffeur. Cette décision correspond à la stratégie d’Uber Eats d’« être en première ou deuxième position » là où cette activité existe, ce qui suppose « d’investir dans certains pays », et « d’en quitter d’autres ».

En effet, ces sept pays représentent seulement 1 % des réservations Uber Eats, précise le groupe, mais 4 % de ses pertes. « Conformément à notre stratégie, nous allons réinvestir ces économies dans des marchés prioritaires où nous nous attendons à un meilleur retour sur investissement », indique Uber.

Uber touché par le coronavirus

La plateforme américaine a subi de plein fouet la crise du coronavirus, qui a drastiquement réduit les besoins de transport. Pour compenser, le groupe a notamment accru ses livraisons de plats depuis les restaurants. Elle livre également des courses depuis le début de la pandémie, et a étendu ses services
pour transporter des colis et des objets personnels.

Uber, qui doit publier ses résultats trimestriels ce jeudi, a déclaré qu’il avait suffisamment de liquidités pour surmonter la crise économique avec quelque 10 milliards de dollars de fonds disponibles.